Dissertation n° 1 - La place de l'homme dans le monde

Dissertation n° 1 - La place de l'homme dans le monde
J'ai entamé mon année de Terminale il y a presque un mois maintenant. Logiquement, j'ai aussi commencé la philosophie. Mon prof, Mr Fecchino, est le meilleur prof de philo du lycée (à ce qui paraît) donc tant mieux.


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Premiers cours: intro à la philo (courte certes mais 10 pages quand même!!).


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Première dissertation à la maison : Faut-il reconnaitre à l'homme une place particulière dans le monde?


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Je l'ai faite, j'y ai passé tout mon samedi (quand même), et j'ai beaucoup réfléchi (oui en fait je me suis plutôt torturé l'esprit). Mes efforts ont été récompensés: j'ai eu 14/20 !


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Dufait que l'homme a une conscience reflexive de soi et du monde, on peut le considérer par enthropocentrisme spontané, comme un être qui occupe dans ce grand tout qu'est l'univers une position particulière, c'est à dire hors du commun, ne ressemblant à aucune autre, et même comme l'être en vue duquel tout se fait. Cependant si on ne peut pas accorder une différence spécifique à cet animal doté de raison, on ne saurait oublier qu'il partage avec tout ce qui est - tous les êtres du monde - la même condition, il est inscrit dans la naturalité et est marqué par la finitude. Dès lors il nous faudra examiner les présuposés de l'idée selon laquelle l'homme aurait une "place particulière" dans cette totalité qu'est le monde et voir en dernière analyse à quelles conditions il serait légitime de la lui accorder.



[introduction de Mr Fecchino]



L'homme est le plus évolué des êtres vivants. il appartient à la classe des mammifères, à l'ordre des primates, à la famille des hominidés et à l'espèce Homo Sapiens ("homme sage"). Le monde est l'ensemble de ce qui existe, l'univers. Mais le monde c'est aussi le genre humain, l'humanité. D'un point de vue moral, l'homme a une place particulière dans le monde de part sa supériorité en tant qu'être pensant qui s'étonne, communique et crée. Toutefois sur le plan biologique, l'homme est égal aux autres animaux; il se bat, suit son instinct et s'achemine vers la mort. Il est alors nécessaire d'examiner quelle est la place de l'homme dans le monde. L'homme occupe-t-il une place particulière dans le monde?


[mon intro]



D'une part l'homme est un être vivant très évolué qui a un langage specifique, qui pense, raisonne et prend conscience en faisant des choix. D'autre part, l'homme est un être vivant égal aux autres, c'est un simple animal qui suit son instinct et ses pulsions. Le fait que l'homme occuperait une place particulière dans le monde présente des limites, et certains hommes ont prouvés qu'il peuvent agir de façon atroce les réduisant à une espèce inférieure aux animaux. On a donc pu constater que l'homme est un "animal métaphysique" comme le dit Schopenhauer. Il est sur le plan biologique un animal comme tous les autres avec ses défauts, ses qualités et ses pulsions, et sur le plan intellectuel, un être plus évolué qui raisonne, réfléchit, pense, s'étonne et recherche fin de comprendre le monde dans lequel il vit.



[ma conclusion]




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[Quelle place reconnaissez vous à l'homme dans le monde ?]

# Posté le mercredi 03 octobre 2007 15:00

Modifié le jeudi 04 octobre 2007 12:35

. . Le Plaisir . .

 .    .    Le Plaisir   .  .
Toujours du plaisir n'est pas du plaisir.
[Voltaire] Extrait de Zadig ou la destinée


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L'être vivant est un être de besoins. Le plaisir est le nom générique de la satisfaction d'un besoin physique, affectif ou intellectuel ou encore de l'exercice harmonieux d'une fonction vitale. Le plaisir procure à l'être vivant une sensation agréable et recherchée.

Le plaisir est un concept employé en philosophie et en psychologie. Il est souvent associé à un mot qui le qualifie : plaisir sexuel, plaisir alimentaire...

Nous éprouvons du plaisir lorsqu'un besoin (il peut même s'agir d'un caprice) est comblé, lorsque nous agissons dans le sens d'une inclination qui nous est propre. Le plaisir est plus ou moins grand ou intense, selon l'importance du besoin ou de la tendance et le degré de satisfaction de ceux-ci.


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Existe-t-il plaisir plus grand ou plus vif que l'amour physique ? Non, pas plus qu'il n'existe plaisir plus déraisonnable
[Platon]


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Le plaisir peut susciter différentes émotions telles que :

La joie : satisfaction qui se caractérise par un sentiment de plénitude, contentement sur un sujet très important, profonde et tranquille mais aussi intense donnant lieu à de l'excitation, de l'exaltation, émotion qui gagne toute notre personne, émotion de courte durée et passagère.

Le bonheur : manifestation d'une grande satisfaction dans tous les secteurs névralgiques de notre vie, expérience paisible, de courte ou de longue durée.


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Tout le plaisir de l'amour est dans le changement
[Molière]

# Posté le vendredi 31 août 2007 05:57

Modifié le vendredi 31 août 2007 06:08

..LA BEAUTE EST-ELLE DANS LE REGARD OU DANS LA CHOSE REGARDEE?

..LA BEAUTE EST-ELLE DANS LE REGARD OU DANS LA CHOSE REGARDEE?
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« Le beau doit nous élever. La fonction de tout art consiste à briser l'espace étroit et angoissant du fini dans lequel est plongé l'Homme tant qu'il vit ici-bas, pour ouvrir une sorte de fenêtre à son esprit qui tend vers l'infini. » [Pie XII]




Il en est de la beauté, comme il en est de l'amour : ce sont des mots que nous employons constamment, mais dont le contenu est extrêmement confus. Nous avons toutes sortes d'opinions sur la beauté. Nous parlons d'une belle voiture, d'un beau match de foot, d'un beau tableau, d'une belle femme ou d'un bel arbre...


Mais pour dire quoi exactement ? Pour qualifier un désir? Une excitation émotionnelle?


Dire d'une personne, d'un objet, ou même d'une idée qu'il est beau c'est lui reconnaitre une certaine propriété jugée comme positive: la beauté. Mais celle-ci n'est pas d'ordre scientifique : on ne peut pas affirmer qu'un objet est beau grâce à la physique ou aux mathématiques. Elle n'est pas d'ordre moral : un homme beau n'est pas nécessairement un homme vertueux. Elle n'est pas non plus d'ordre pratique : un bel objet n'est pas obligatoirement utile.

La diversité des sensibilités n'est pourtant pas le principal obstacle à une définition unitaire du beau. On pourrait dans ce cas dire que le beau se définit de manière subjective: est beau pour quelqu'un ce qui éveille chez lui le sentiment de beauté. Mais les choses sont moins simples. On peut certes dire que ce qui est beau est ce qui plait d'un point de vue esthétique. Mais il existe une multiplicité de manières de plaire.


« En ces temps de misères omniprésentes, de violences aveugles, de catastrophes naturelles ou écologiques, parler de la beauté pourrait paraître incongru, inconvenant, voire provocateur. Presque un scandale. Mais en raison de cela même, on voit qu'à l'opposé du mal, la beauté se situe bien à l'autre bout d'une réalité à laquelle nous avons à faire face. Je suis persuadé que nous avons pour tâche urgente, et permanente, de dévisager ces deux mystères qui constituent les extrémités de l'univers vivant : d'un côté, le mal ; de l'autre, la beauté. Ce qui est en jeu n'est rien de moins que la vérité de la destinée humaine, une destinée qui implique les données fondamentales de notre liberté.» [François Cheng]


En dépit des slogans prônant la «personnalité» et «l'individualité», notre société est fortement marquée par une uniformisation de l'apparence qui concerne autant les hommes que les femmes.

Mais qu'en est-il de ceux qui ne correspondent pas à ces idéaux? Combien de femmes ont en réalité un «teint éclatant» et entrent dans une taille 36? Combien d'hommes peuvent se vanter d'avoir des abdominaux en «plaque de chocolat»?

Il est presque impossible de se défendre contre le pouvoir démesuré et écrasant de ces idéaux de beauté.

# Posté le mercredi 27 juin 2007 11:31

Modifié le mercredi 27 juin 2007 12:01

.. Quelques citationset L'oeil le plus bleu, Toni Morrison ...

..  Quelques citationset  L'oeil le plus bleu, Toni Morrison  ...

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"Le temps passe et il fait tourner la roue de la vie comme l'eau celle des moulins"
(Le château de ma mère, Marcel Pagnol)


"La vie n'est pas ce que tu crois. C'est une eau que les jeunes gens laissent couler sans le savoir entre leur doigts ouverts"
(Antigone, Jean Anouilh)


"L'histoire de ma vie n'existe pas. Ca n'existe pas. Il n'y a jamais de centre. Pas de chemin, pas de ligne"
(L'amant, Marguerite Duras)


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o0 T O N I . M O R I S S O N

L' O E I L . L E . P L U S . B L E U 0o





"So charged with pain and wonder that the novel becomes poetry"
[New York Times]



Titre original: THE BLUEST EYE

"Chaque nuit, Pecola priait pour avoir des yeux bleus. Elle avait onze ans, et personne ne l'avait remarquée. Mais elle se disait que, si elle avait les yeux bleus, tout serait différent. Elle serait si jolie que ses parents arrêteraient de se battre. Que son père ne boirait plus. Que son frère ne ferait plus de fugues. Si seulement elle était belle ! Si seulement les gens la regardaient ! Quand quelqu'un entra, la regarda enfin, c'était son père et il était saoul. Elle faisait la vaisselle. Il la viola sur le sol de la cuisine, partagé entre la haine et la tendresse. Tout aurait pu être différent pourtant si Cholly avait retrouvé son père, si Pauline avait eu une maison bien rangée comme elle les aimait, si Pecola avait eu les yeux bleus..."

Quand un lecteur se sent pris dans le tourbillon terrible de la vie d'une petite fille noire qui brûle d'avoir les yeux bleus d'une petite fille blanche, que fait-il ? Il commence par se sentir mal à l'aise, mais très vite se fait aspirer par l'envie de sortir de la fosse de sa négritude pour voir le monde lui aussi avec des yeux bleus. Son indignation finit par ressembler à du pouvoir. Il souhaite être capable d'accomplir des miracles... C'en est finit de lui. Il s'est fait piéger par la musique, les rythmes et les couleurs de Toni Morrison qui donne dans ce premier roman polyphonique un écho douloureux aux voix noires. Agression, séduction, pitié, haine, tendresse. Un grand auteur voit le jour, éclaire l'aube d'une littérature remarquable.


"Pendant des années, j'ai pensé que ma s½ur avait raison : c'était de ma faute. J'avais trop enfoncé les graines dans la terre. Il ne nous est jamais venu à l'esprit que la terre elle-même avait peut-être été trop dure. Nous avions semé nos graines sur notre petit lopin de terre noire, comme le père de Pecola avait semé ses graines dans son petit lopin de terre noire. Notre innocence et notre foi n'étaient pas plus productives que la concupiscence ou le désespoir de son père. Ce qui est sûr aujourd'hui c'est que de tout cet espoir, cette peur, cette concupiscence, cet amour, et cette douleur, il ne reste que Pecola et la terre dure. Cholly Breedlove est mort ; notre innocence aussi. Les graines se sont desséchées et sont mortes ; son bébé aussi."



/!\ A LIRE ABSOLUMENT :

J'ai adoré ce livre plein d'émotion et de tragédie. Toni Morrison raconte l'histoire de cette jeune fille exclue de la société parce qu'elle est noire, laide et passive. Sa souffrance, le lecteur la ressent et en est mal à l'aise. L'horreur et l'intolérance de la société blanche est effroyable, le traitement infligé à la population noire les pousse dans l'alcoolisme, l'adoration des icones de beauté, l'isolation, la folie et la haîne de soi.
Je vous conseille de le lire. Ce livre vous en apprendra beaucoup et vous émouvra autant qu'il vous choquera !

# Posté le mercredi 20 juin 2007 09:12

Modifié le vendredi 22 juin 2007 11:18

.. . Je vous présente mon premier article .. LA LIBERTE ...

.. .   Je vous présente mon premier article .. LA LIBERTE  ...
d
"C'est seulement par le risque de sa vie que l'on conserve la liberté" [Georg Wilhelm Friedrich Hegel]




La liberté c'est faire ce qu'on désire sans rencontrer d'obstacle. C'est l'absence de contrainte et l'indépendance, comme, par exemple, le vagabond non assujetti à un ordre social (Arthur Rimbaud, Jack Kerouac, etc). Carmen, dit, dans l'Opéra de Georges Bizet : « Ce que je veux, c'est être libre et faire ce qui me plaît », « avoir pour pays l'univers et pour loi sa volonté ».





Mais ce sentiment d'être libre n'est-il pas une illusion ?

Vous avez le droit de vous sentir libre. On croit être libre alors qu'on est déterminé sur le plan social par exemple (inégalités, préjugés...), mais aussi sur le plan psychologique, avec les motivations inconscientes. Nous ignorons simplement les causes réelles qui nous font agir.



La liberté serait d'abord un objet d'une intuition immédiate et interne. Mais le sentiment de la liberté, ou son intuition, n'est ni clair ni probant. L'aliéné ou l'homme ivre peuvent s'imaginer agissant de leur propre chef ; bien plus, même un homme tenu pour sain d'esprit est susceptible de se faire de graves illusions sur son propre compte.




Pensez vous comme Voltaire ou comme Marat:

VOLTAIRE
"
Je hais vos idées mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez les exprimer"

MARAT
"
Pas de liberté pour les ennemis de la liberté"





Doit-on faire taire le fanatisme, l'intégrisme, ou doit-on tolérer par exemple, l'incitation à la haine raciale ? Que pensez vous de la censure en général ? Est-elle parfois légitime dans le cas de films X ou très violents ?




Le débat sur le "foulard islamique" s'est tu, mais qu'en pensez vous ? Que peut-on tolérer en matière d esignes dits ostentatoires de croyances ?

L'école est le lieu où l'on apprend la tolérance. Toute marque extérieure d'appartenance à une idéologie devrait donc y être proscrite. Si le foulard n'était qu'une façon de 'shabiller' il ne poserait aucun problème. Mais le foulard islamique est la façon d'affirmer qu'une jeune musulmane est fidèle à sa religion. La laïcité est l'acceptation de toutes les opinions et de tous les comportements qui savent respecter l'autre.




# Posté le jeudi 14 juin 2007 15:08

Modifié le vendredi 22 juin 2007 11:17